Quand l’Afrique devient l’une des plus grandes destinations du tourisme sexuel au monde

L’Afrique est devenue un incontournable repère des touristes sexuels venus des quatre coins du monde. Plus d’explication….

Les adresses les plus prisées par touristes sexuels en Afrique

Dès que les gens parlent de destination de tourisme sexuel, la station balnéaire de Saly est souvent évoquée. C’est un petit endroit tranquille qui se trouve à 90 km de Dakar au Sénégal. Elle s’affiche sous des hôtels de luxe, des restos chics donnant sur une plage aux sables fins. Saly est le lieu de tous les fantasmes sexuels dans la partie Ouest africaine. Malgré les mesures de répression mise en place par le Gouvernement, la prostitution clandestine a le vent en poupe dans cette région. Il n’est pas rare d’y voir des jeunes filles, à peine arrivées à l’adolescence, accoster audacieusement des touristes occidentaux ou des jeunes Sénégalais se baladant main dans la main avec des femmes blanches et mûres. C’est autant de scénarios désolants devenus pratiques chez les habitants de Saly.

À Banjul, capitale de la Gambie, le phénomène prend de plus en plus d’ampleur à cause de l’arrivée massive des femmes venues tout spécialement des Pays-Bas, du Royaume-Uni, de la Belgique, de la France pour abuser de la naïveté des jeunes garçons gambiens frappés par un chômage structurel. Récemment, cette exploitation sexuelle de mineur a fait l’objet d’un reportage inédit, illustré par des témoignages décrivant des pratiques pour le moins choquantes.

À Mombasa, une petite ville littorale du Kenya, c’est plus ou moins la même chose qui se découvre au bord des belles plages. Bien que la police locale y effectue des descentes régulières, le phénomène de prostitution y est devenu chose courante. Les victimes du tourisme sexuel sont surtout les jeunes filles qui ne résistent pas aux avances des touristes vénus de l’Allemagne, des États-Unis, de la Suisse, de Suède ou de Norvège.

La misère pousse les Africains à succomber au tourisme sexuel

À cause de la pauvreté qui mine le quotidien de leurs parents, les mineurs en Afrique sont livrés à eux-mêmes, ce qui les oblige à chercher de quoi manger et se vêtir. Du coup, la prostitution est devenue l’unique moyen de survie pour ces jeunes d’autant plus que le tourisme sexuel bénéfice des services offerts par des réseaux de prostitution très puissants. De ce fait, bon nombre d’enfants et d’adolescents s’adonnent à des actes sexuels forcés pour assouvir les besoins des touristes. Ces derniers n’ont aucun scrupule à enfreindre les lois car ils savent que les sanctions judiciaires sont quasi-inexistantes chez la plupart des pays africains. D’ailleurs, il en était toujours ainsi étant donné que la pauvreté est le point faible de la jeunesse africaine. En effet, selon les données de la Banque Mondiale, ils vivent avec moins de 2 dollars par jour ; ce qui représente un risque de prostitution avéré. Bien que dans certains pays comme la Rwanda ou l’Île-Maurice, le taux de pauvreté a considérablement diminué, une grande partie de la population africaine restent sous l’emprise du tourisme sexuel. Actuellement, les institutions internationales telles que l’UNICEF et le PNUD tentent de renverser la tendance en mettant en place des stratégies de développement participatif, mais le chemin est encore long.