Quelques solutions pour lutter contre le tourisme sexuel en Afrique

Des millions d’Africains sont victimes du tourisme sexuel dont les conséquences sociales et psychologiques sont désastreuses. Voici quelques solutions adéquates.

Bilan de la gravité du tourisme sexuel en Afrique

Le tourisme sexuel en Afrique est basé sur une forme d’exploitation sexuelle dont la contrepartie financière est souvent dérisoire. Dans les pays en développement, cette pratique s’est institutionnalisée et est devenue une activité commerciale à part entière. Or, ce phénomène est étroitement lié à la pauvreté, ce qui rend la mise en place, par les autorités africaines, des politiques de lutte contre le tourisme sexuel très difficile. Selon les statistiques de l’UNICEF, pas moins de 3 millions d’enfants sont victimes d’exploitation sexuelle dans le monde ; et l’Afrique et l’Asie sont les régions les plus touchées. De son côté, l’Organisation internationale du Travail estime qu’environ 1,8 million d’enfants se prostituent dans le monde, et une grande partie d’entre eux participent à des films pédopornographiques. À l’instar de certains pays asiatiques comme la Philippine ou la Thaïlande,  les destinations africaines sont les plus concernées malgré que le sujet soit tabou au sein de certaines sociétés. Par exemple, au Sénégal, dans la ville de Saly, de nombreuses stations balnéaires servent de façades commerciales pour cacher les actes de prostitution clandestine. C’est également le cas de la Gambie et du Cameroun où la principale source de revenu des foyers est la prostitution du fait de la hausse vertigineuse du taux de chômage. Le pire c’est que les hôtels ont tendance à fermer les yeux face à ce déboire, car le tourisme sexuel est l’activité qui a le plus d’impact positif sur leur chiffre d’affaires.

Les mesures à prendre pour lutter contre le tourisme sexuel en Afrique

La lutte contre le tourisme sexuel en Afrique doit s’inscrire dans un cadre participatif très solide. En effet, certains pays n’ont pas encore fait de cette mission leur véritable priorité en limitant le budget à y consacrer. Or, le but de chaque politique devrait être le renforcement des supports de sensibilisation tout en mettant en place des outils pédagogiques pertinents tels que des guides et des instruments d’information comme Internet. En outre, le cadre légal et règlementaire doit être plus affermi, car l’application des lois relatives aux infractions sexuelles est assez morose en Afrique. Parfois, les autorités chargées de l’arrestation de ces délinquants sexuels étrangers sont facilement influençables par des pots de vin. Mais ce n’est pas tout, les Associations qui œuvrent dans l’appui des victimes devraient acquérir plus de lobbies  afin d’être plus crédibles aux yeux des pouvoirs publics et des touristes. Le but est d’offrir aux victimes la chance de pouvoir recourir aux juridictions compétentes afin que justice soit faite. Ce pouvoir de recours est indispensable, car, très souvent, le traitement des dossiers relatifs aux touristes sexuels est carrément négligé par les juges exerçants dans les tribunaux périphériques. De ce fait, les médias doivent être omniprésents en réalisant des reportages objectifs et accessibles au grand public. Enfin, la lutte contre le tourisme sexuel en Afrique doit tirer parti des opportunités offertes par les nouvelles technologies d’information.